Depuis quarante ans, Rémi Chouinard sort en mer chaque matin avant l’aube depuis le petit port de Sainte-Cécile-du-Golfe. Il connaît chaque courant, chaque humeur du vent, chaque silence que l’eau peut avoir. La mer, il l’a épousée bien avant sa femme Louisette, et tout le village le sait.
Mais cet été-là, quelque chose change. Les filets remontent vides. Les poissons ont disparu, comme si la mer elle-même se retirait de lui. Et puis il y a cette silhouette qu’il aperçoit, certains matins de brume épaisse — une barque immobile à l’horizon, un homme qui ne pêche pas, qui regarde.
En cherchant à comprendre ce que la mer lui dit, Rémi va devoir remonter jusqu’à un secret enfoui depuis la nuit de l’ouragan de 1983, une nuit où deux hommes sont partis et où un seul est revenu.
La mer et son pêcheur est un roman lent et habité, qui parle de culpabilité, de mémoire et de ce qu’on ne peut jamais vraiment fuir — pas même en plein large.